Cotillons et mirlitons

Si le travail déguisé est un fléau, travailler dans le déguisement peut l’être tout autant. Mais Halloween approche, avec son cortège d’offres d’emploi à faire pâlir d’effroi les chômeurs d’octobre.

12€ dans le titre, ça vous pose une rémunération. Nous sommes bien évidemment sur du salaire horaire, n’allez pas vous imaginer autre chose, quoique ce montant fastueux comprenne déjà l’indemnité de congés payés et de fin de mission (la « prime de précarité » ça faisait ancien monde), nous descendons donc à 10€. Qui est l’arrondi de 9,88€. Qui est le minimum légal.

Mais à ce tarif, vous pourrez côtoyer la fine fleur des super-héros mal fagotés en mauvais tissu et accessoires en plastique, et cela doit déjà vous remplir de joie. Avec autant d’amusement en perspective, le tutoiement est de rigueur. Il peut être en effet incongru de vouvoyer son patron si celui-ci passe son temps à porter des perruques multicolores et des faux seins par dessus la chemise.

Les compétences à mobiliser semblent relativement simples: savoir-être, bon sens et utilisation du Smartphone (avec majuscule s’il vous plaît). Pour les horaires et le planning pas de souci puisque c’est juste une question de goût, tout de même rythmé par les grandes heures du déguisement (Halloween, Carnaval, enterrement de vies de garçons/filles, parties fines et masquées entre adultes consentants, etc.) avec à la clef un Graal ultime de contrat à durée interminable aux côtés de gentils névrosés de la pastiche, farce et attrape.

J’ose tout de même penser que la proposition du seau de friandises en guise de rémunération relève du second degré (smiley included), même si cette idée pourrait inspirer notre dévoué patronat toujours en quête d’innovations sociales alternatives au fait de donner de l’argent à ceux qui travaillent pour eux.

Nous terminerons comme souvent sur une note aventurière (déguisement d’Indiana Jones fourni?) et la localisation improbable de la boutique à côté du magasin de fleurs de Verpillière, pour celles ou ceux qui confondraient articles de fête et articles funéraires.

Derrière mon loup, je fais ce qui me plaît. Devinez, devinez, devinez qui je suis.

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