Clientèle est pris qui croyait prendre

Alors voici mes réponses:
1) j’apprécie le calme et préfère effectivement travailler seul plutôt qu’avec des pitres,
2) Je peux vendre quelque chose, mais encore faut-il que j’y donne un minimum de sens
3) et 4) Disons qu’un minimum de stabilité, notamment financière et au regard de ma privée, faciliterait les choses

Ah, on me dit que j’ai tout faux, et qu’en plus de signer un CDD à temps partiel je vais me coltiner des horaires pénibles, en décalé et le week-end.

Je vais commencer par le dernier point, être force de proposition:
– Il me semble malvenu d’appeler « ambassadeur » un·e salarié·e précaire représentant·e d’intérêts privés et qui n’aura probablement jamais l’opportunité de représenter un gouvernement ou même d’organiser une fameuse « soirée » de l’ambassadeur.
– Tant que « proposer des services aux clients » sera uniquement entendu comme « maximiser le chiffre d’affaire de l’agence », nous aurons un vrai souci d’oxymore, la poésie en moins.
– Si une objection client consiste à me renvoyer que j’ai vendu une option parfaitement inutile dans l’objectif de maximiser le chiffre d’affaires, je le traite comment?

On imagine donc le super-héros des temps modernes en CDD temps partiel dans une guitoune de location de bagnoles, soumis à un planning délirant et dont la majeure partie du travail consiste à refourguer de l’option automobile surfacturée à des touristes/chargé·e·s d’affaire qui viennent de débarquer de leur vol low-cost à Bordeaux.

Petit avantage, vous aurez droit à des réductions sur les locations de voiture et vous le savez bien, chaque héros doit disposer d’une monture fidèle pour accomplir son destin. Pour vous, ce sera une Twingo floquée du logo de la boîte sans le GPS (c’est une option facturable).

Le rêve ne s’arrête pas là, puisqu’après l’aéroport vous pourrez faire carrière à la gare, voire au centre-ville. Et là, vous pourrez enfin sauver l’humanité. Mais pas ce week-end, parce que vous êtes en poste.